Looop

Marc Caro, produit par Tapioca Films, a réalisé Looop, court-métrage extrêmement expérimental et personnel… mélange d’animation dans des décors réels. Pour le moment sur Canal Plus, en avril sur le net…

Bruno Delbonnel prix Angénieux

C’est au festival de Cannes, que Bruno (Amélie, Un long dimanche de fiançailles), nommé 5 fois aux Oscars, maintes et maintes fois récompensé, qui a travaillé avec Sokurov, les frères Coen, Joe Wright, un certain Harry Potter, Tim Burton, a reçu le prestigieux prix Angénieux, non moins prestigieuse marque de zooms, célèbres pour leur excellence.
Tiens, ce qu’on sait moins, c’est que Bruno a également écrit quelques « j’aime-j’aime pas » de mon court-métrage Foutaises.

Rencontre avec trois géants américains

D’abord Martin Scorsese qui m’a invité à Lyon pour sa remise du Prix Lumière. Histoire de me la péter un peu, sachez qu’il m’a glissé à l’oreille sur la scène devant 2000 personnes qu’il a vu TS Spivet en 3D trois fois dans sa salle de projection privée…

scorsese-1

[separator][/separator]

Puis un tournage d’une pub à Prague avec le grand Janusz Kaminski, chef opérateur de Spielberg depuis La Liste de Schindler.

 KAMINSKI

[separator][/separator]

Puis jury au festival de Marrakech car le président n’était autre que Francis Ford Coppola… Une offre qu’on ne peut pas refuser…

TROP9755

conference-marrakech

MARRAKECH

Mon film préféré : Neon Bull de Gabriel Mascaro. Une claque de cinéma comme on en reçoit une tous les 10 ans !

venice

Quelques news…

A San Francisco, la galerie “Spoke Art” a organisé une expo “Hommage à Caro-Jeunet”… 60 artistes ont illustré un peu tous nos films, surtout Amélie…

http://store.spoke-art.com/collections/la-couleur-de-letrangete-jeunet-caro

spoke-art

[separator][/separator]

Dans le genre “Tribute”, un garçon nommé Alexandre Gasula s’est fendu d’un “montage hommage” pas piqué des hannetons…

[separator][/separator]

Toujours dans le même genre, le Hollywood Reporter a fait une enquête :

 

hollywood-reporter-1

hollywood-reporter-2

Aucun média français n’a relayé l’info… Je me marre…

[separator][/separator]

“Amazon studio” produit des pilotes de série télé. Si les internautes plébiscitent ces pilotes, alors ils donneront lieu à une première saison.
Ainsi en août sera diffusé le pilote de “Casanova”, écrit par Stuart Zicherman, qui est donc le showrunner, et produit par Ben Silverman. J’ai modestement réalisé le pilote, tourné à Budapest, Venise et Versailles. Diego Luna joue Casanova avec une pléiade de formidables acteurs essentiellement britanniques. Le chef opérateur était Pierre Gill qui avait fait les images de seconde équipe de TS Spivet. Anne Seibel à la déco (c’est elle qui a fait les trois derniers films de Woody Allen), sinon Madeline Fontaine aux costumes (magnifiques) et le reste de mon équipe habituelle, à l’exception d’une nouvelle équipe pour les maquillages (Mathilde Humeau) et les coiffures et perruques (Mathieu Gueracaque & Miguel Santos) pour ce film d’époque dont l’esprit n’est pas sans rappeler Les liaisons dangereuses

IMG_2318

IMG_2341

IMG_2382

IMG_3618

IMG_3630

IMG_3640

IMG_3645

IMG_3646

IMG_3716

[separator][/separator]

Sinon une grosse pub internationale pour le Café Lavazza avec en guest star le formidable Sergio Castellitto… Egalement tournée à Budapest, avec cette fois Thomas Hardmeyer à l’image (TS Spivet) et Benoît Barouh à la déco.

 

Où l’on comprend pourquoi le réalisateur revint de Toronto tout guilleret

C’est donc au festival de Toronto qu’aura lieu la première vraie présentation devant un vrai public.
Les tests ont lieu l’après-midi dans un immense opéra vide de 3.000 places où aura lieu la projection du soir. Au troisième balcon, l’écran est tellement loin qu’il ressemble à celui de mon IPhone…
Le projecteur numérique provisoire envoie une image sublime, le son cartonne. On s’apprête donc à partir satisfaits quand Frédéric Brillion, mon coproducteur, fait la remarque qu’on a pas vu les sous-titres. Consternation chez les techniciens. Ils ne connaissent pas encore le numérique et n’ont aucune idée comment les faire apparaître. Il faudra faire venir le spécialiste de chez Dolby pour sauver le coup. Encore une “première” qui aura frôlé la catastrophe !
Dany Boon et moi avons plus ou moins convenu d’un petit numéro pour présenter le film.

Quand nous entrons en scène, je suis consterné, la salle est au tiers vide. En fait je réalise qu’ils ne louent plus les mauvaises places, c’est-à-dire justement le troisième balcon et les côtés…
Dany fait son show, je fais le clown blanc. Il leur explique qu’il ne faut pas confondre Micmacs et “Big Mac”. Ça fait bizarre d’être à cinquante centimètres de l’artiste en représentation, face aux lumières aveuglantes, dans son élément comme un poisson dans l’eau. Le résultat est visible sur YouTube. (cliquez ici)
Super projection. Les spectateurs de Toronto sont réputés être très chaleureux. Déjà Amélie en 2001 (la veille du 11 septembre) avait été un triomphe. Ils rient 10 fois plus qu’en France lors des tests. La vanne du flic imitant De Niro fait exploser le cinéma.
Première promotion. On attaque donc direct en anglais. Dur ! J’apprends à traduire “c’est de la récup…”
le soir, dîner des réalisateurs. Je retrouve mes amis Yan Kounen, Guiseppe Tornatore, et félicite Samantha Morton pour sa performance dans The Messenger que nous avons primé à Deauville.
Le lendemain matin, projection dans une plus petite salle de seulement… 1.000 places. Bondée, standing ovation, questions-réponses…
Mon agent américain, Jeff Berg, le patron d’ICM, une des trois grosses agences d’Hollywood, me dit que si je passe par New York, un acteur voudrait me rencontrer : il s’appelle Al Pacino.
Toronto est aussi un grand marché du film. Les derniers territoires qui restaient à vendre achètent Micmacs. Comme tous mes films depuis Delicatessen, celui-ci aura le privilège d’être vu dans le monde entier. Bonne chance pour sous-titrer les dialogues de Remington !
Les premiers articles paraissent dans la presse américaine. Hyper positifs.
Amélie avait gagné le grand prix du public, Micmacs gagne le troisième prix. je ne l’apprendrai qu’incidemment, félicité par un journaliste à Londres. Personne n’avait jugé utile de m’en informer !

[separator][/separator]

Photo © C.J. LaFrance/Getty Images